communiqué de presse  

Appel à contribution à un projet de recherche

   
 
Institut des Sciences de l'Evolution - Montpellier

Au cours du siècle précédent, on a assisté au triomphe de la biologie évolutive pour expliquer le monde vivant. Ce succès est dû au fait que l'évolution darwinienne, basée sur la sélection naturelle, est le processus central qui façonne les êtres vivants et leurs interactions, et que donc seules les études basées sur cette théorie permettent de comprendre la biologie. Le potentiel explicatif de la biologie évolutive est donc considérable, mais son extension à l’espèce humaine est balbutiante en France (pour de multiples raisons qui relèvent de l’histoire des sciences).
 
Quelques thématiques sont particulièrement abordées :

1) L'évolution de la latéralité
- Thèse de Charlotte Faurie - Article paru dans Cerveau & Psycho
Il existe un polymorphisme de latéralité chez l'homme (droitier-gauchers). C'est un trait héritable, variable et soumis à sélection d'une façon mal comprise. Il s’agit d’identifier les forces de sélection qui agissent sur la différence de latéralité, et de comprendre la co-existence, dans toutes les populations humaines, des droitiers et des gauchers.
 

2) L'écologie familiale
La famille représente un ensemble d'individus entre lesquels il existe une proximité génétique importante, et donc des intérêts génétiques communs. Mais il existe également des conflits (sensus Trivers) entre les différents acteurs familiaux, du fait des ressources limitées, de l'incertitude de paternité et du régime de reproduction. L'étude des interactions, spécifiques à l'environnement familial, est désigné par le terme d'écologie familiale. Deux types de conflits sont particulièrement abordés : les conflits frères-soeurs vis-à-vis de l’investissement parental, en fonction du rang de naissance ; les conflits liés à l’incertitude de paternité, en relation avec l’évolution de la ressemblance relative de l’enfant à son père ou sa mère.

 
3) La sélection sexuelle
Il existe un dimorphisme entre hommes et femmes, comme chez d’autres animaux (y compris les primates). Mais si l’origine de ce dimorphisme est très étudiée dans le monde animal, elle est très mal comprise en ce qui concerne l’espèce humaine. Ce dimorphisme est variable suivant les pays, ce qui ouvre des voies de recherches interculturelles.
 
4) Primatologie évolutive
Plus les connaissances de la vie et des comportements des primates se sont précisées, principalement vers la fin du XXème siècle, plus il était manifeste que les différences entre l’homme et les autres primates restent essentiellement quantitatives, et que ce ne sont que des degrés, parfois appréciables, qui nous séparent de nos cousins. C'est dans ce cadre élargi, qui permet une meilleure compréhension des comportements humains, que des collaborations sur les singes sont entreprises.
 
Vous souhaitez participer à des recherches scientifiques
 

 

 

   
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